Le Programme Mauritanie–FIDA poursuit le renforcement de ses institutions en Mauritanie. Mercredi à Nouakchott, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Mohamedou Ahmedou Mhaimid, ainsi que la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Safia Mint N’Tahah, ont signé un accord-cadre visant à harmoniser les politiques publiques en faveur du développement rural, de l’inclusion sociale et de l’autonomisation des populations vulnérables.

Cette démarche fait suite à plusieurs accords précédents, signés le 17 juillet dernier avec divers départements ministériels. Elle témoigne de la volonté des autorités de mettre en place une gouvernance intégrée autour du Programme Mauritanie–FIDA, afin d’accélérer la réalisation des priorités nationales et d’assurer une meilleure cohérence des actions sur le terrain.

Selon le ministre de l’Agriculture, cet accord incarne la vision du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui met l’accent sur le capital humain comme moteur du développement. Il a rappelé que les femmes, les jeunes et les populations rurales sont les principaux bénéficiaires des projets du programme, avec pour objectifs leur autonomisation économique, l’amélioration de la nutrition et le renforcement de la protection sociale — autant de priorités partagées par les deux ministères.

De son côté, la ministre de l’Action sociale a souligné que la véritable force de cet accord réside dans sa capacité à créer des synergies durables entre les différentes institutions publiques. Elle insiste sur le fait que relever les défis liés à l’inclusion sociale, à la protection des personnes vulnérables et à l’autonomisation des femmes nécessite une action gouvernementale coordonnée.

Au-delà de cette signature, c’est une étape importante dans le renforcement du leadership de l’État en matière de développement territorial. En multipliant les partenariats avec les ministères sectoriels, le Programme Mauritanie–FIDA contribue à intégrer durablement ses innovations dans les dispositifs publics, garantissant ainsi la pérennité des investissements et des résultats.

Un atout majeur de cette approche réside dans son ancrage communal. En plaçant les collectivités territoriales au cœur de la planification et de la mise en œuvre, le programme favorise une gouvernance locale capable de répondre précisément aux besoins des territoires. Cette approche territoriale intégrée, basée sur la coordination sectorielle, la participation des communautés et la complémentarité des investissements, représente aujourd’hui une des innovations les plus prometteuses dans le partenariat entre la Mauritanie et le FIDA.

Déjà déployée dans plusieurs régions, cette démarche offre un modèle de développement qui dépasse la simple réalisation de projets. Elle contribue à renforcer les capacités des institutions nationales et locales, à valoriser le rôle des communes comme acteurs du développement, et à améliorer la coordination intersectorielle.

En consolidant la gestion par les ministères et en favorisant l’appropriation des interventions par les acteurs locaux, le Programme Mauritanie–FIDA jette les bases d’un développement durable que la Mauritanie pourrait étendre à l’ensemble de son territoire. Plus qu’un simple accord administratif, cette signature traduit une ambition : faire de l’approche territoriale intégrée un levier essentiel pour transformer les politiques publiques et servir efficacement les populations rurales et vulnérables.

Mohamed BNEIJARA

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