Le président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Biram Dah Abeid, a pris publiquement ses distances avec les déclarations controversées d’Ablaye Ba, qui a tenu des propos injurieux à l’encontre d’une femme présentée comme appartenant à une famille « noble ». Dans un message vocal largement partagé sur les réseaux sociaux, le leader de l’IRA a exprimé sa profonde désapprobation et présenté des excuses officielles à la personne visée.

Visiblement ému, Biram Dah Abeid a affirmé que ces déclarations ne reflètent ni les principes, ni les valeurs, ni la ligne de conduite de son mouvement. Il a insisté sur le fait que l’IRA s’est toujours attachée à privilégier un discours responsable, même dans les contextes de fortes tensions politiques.

« Ces paroles ne représentent pas l’IRA », a-t-il déclaré, avant d’adresser, en son nom personnel et au nom de l’ensemble de son organisation, ses excuses les plus sincères à la victime des propos tenus par Ablaye Ba.

Le président de l’IRA a rappelé que son mouvement s’est toujours interdit de répondre aux attaques, aux insultes ou aux campagnes de diffamation par des injures. Selon lui, même les personnes qui ont porté préjudice à l’IRA ou à ses militants n’ont jamais été la cible d’un langage insultant de la part de l’organisation.

Il a également estimé qu’il est d’autant plus condamnable de s’en prendre verbalement à une personne qui n’est pas directement impliquée dans les confrontations politiques, soulignant que le respect de la dignité des individus demeure un principe fondamental.

En conclusion, Biram Dah Abeid a mis en garde contre les conséquences de tels dérapages. Il a estimé que ce type de comportement nuit gravement à l’image de l’IRA, compromet les efforts déployés depuis des années pour asseoir la crédibilité du mouvement et offre des arguments à ses adversaires politiques.

Cette prise de position marque une volonté de désolidarisation claire de la direction de l’IRA à l’égard des propos d’Ablaye Ba et traduit le souci du mouvement de préserver une communication fondée sur le respect et la responsabilité dans le débat public.

Mohamed BNEIJARA

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