Le lancement du processus visant à déterminer l’éligibilité de la Mauritanie au Programme de Prévention et de Résilience marque une étape stratégique majeure, témoignant de la confiance croissante à l’échelle internationale dans le modèle national axé sur la stabilité, la prévention et le renforcement de la cohésion sociale.

Ce mardi 19 mai 2026, dans la salle de réunion du ministère de l’Économie et du Développement à Nouakchott, le Secrétaire général du ministère, M. Yaacoub Ould Ahmed Aicha, a officiellement annoncé le démarrage de cette initiative, en partenariat avec la Banque mondiale et grâce à un financement de l’Association internationale de développement. La cérémonie s’est tenue en présence du Coordinateur des Nations Unies en Mauritanie, des représentants du Programme des Nations Unies pour le développement, de l’Organisation internationale pour les migrations, du Fonds des Nations Unies pour la population, ainsi que de plusieurs partenaires bilatéraux, techniques et financiers.

Le responsable a précisé que cette coopération pourrait permettre à la Mauritanie de bénéficier d’un appui financier pouvant atteindre 219 millions de dollars américains, répartis sur les exercices 2026, 2027 et 2028, sous réserve de la réalisation de résultats tangibles et durables.

Il a également souligné que ce programme résulte d’un effort conjoint entre le gouvernement mauritanien et les équipes de la Banque mondiale. Il constitue une reconnaissance internationale de la vision de développement portée par le programme du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, intitulé « Mon ambition pour la Nation », qui repose sur la stabilité, la solidarité nationale et le développement inclusif.

Le Secrétaire général a insisté sur le choix du gouvernement mauritanien d’adopter une approche préventive et proactive, considérée comme la voie la plus efficace et humaine pour assurer un développement durable et équitable, en particulier dans un contexte régional confronté à de nombreux défis.

De son côté, M. Ibou Diouf, représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Mauritanie, a indiqué que le Programme de Prévention et de Résilience ne se limite pas à une réponse aux crises, mais constitue un véritable levier de transformation destiné à soutenir des réformes structurelles renforçant le contrat social, la paix et la stabilité.

Il a précisé que le programme met l’accent sur plusieurs domaines prioritaires, notamment :

  • le renforcement de la décentralisation ;
  • l’intégration régionale ;
  • la gouvernance des ressources naturelles ;
  • l’autonomisation économique des jeunes et des femmes ;
  • la prévention de l’extrémisme et le renforcement de la cohésion communautaire.

Le représentant de la Banque mondiale a également salué l’engagement du ministre de l’economie et du eveloppement, dont le plaidoyer déterminé a permis de convaincre l’institution d’intégrer la Mauritanie dans cette initiative, qualifiant cet effort de très louable.

Enfin, le Secrétaire général a rassuré les partenaires techniques et financiers de l’engagement du gouvernement mauritanien à fournir, dans les délais impartis, tous les documents et éléments techniques requis pour la bonne conduite de ce processus.

Selon certains observateurs, ce programme pourrait représenter une opportunité majeure pour la Mauritanie afin de renforcer sa résilience face aux crises économiques, climatiques et sociales, dans un contexte marqué par la pauvreté, la vulnérabilité et les mutations régionales.

Mohamed BNEIJARA

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