Le Président de la République a la responsabilité cruciale de protéger les citoyens mauritaniens dans des domaines variés tels que l’économie, la santé publique, l’éducation, la sécurité et l’environnement. En tant que représentant de la Mauritanie sur la scène internationale, il veille également au respect des traités nationaux et défend les intérêts du pays. Son rôle ne se limite pas à une simple gestion administrative, car il incarne la stabilité et la continuité de l’État. Cette mission exige une vigilance constante pour préserver la souveraineté nationale et garantir la prospérité de tous les citoyens.
Le Président est avant tout le garant de la Constitution. À ce titre, il doit s’assurer du respect des principes fondamentaux qui régissent la nation, notamment l’intégrité du territoire national et l’égalité entre les citoyens. L’égalité des citoyens est un fondement essentiel de la démocratie, et toute atteinte à ce principe menace l’harmonie sociale. Dans cet esprit, il est primordial d’instaurer une discipline stricte interdisant toute attaque raciste à l’encontre d’un citoyen mauritanien. Aucun individu ne doit voir son appartenance à la nation mise en doute sur la base de critères subjectifs ou discriminatoires. Une telle mise en cause est non seulement une injustice mais également un danger pour l’unité nationale. Les lois doivent inclure des protections contre ces dérives, qui menacent la cohésion du pays. Il appartient aux autorités de garantir un climat de respect mutuel et de promouvoir une citoyenneté inclusive.
L’égalité devant la loi est un principe fondamental, garantissant que tous les citoyens sont soumis aux mêmes règles juridiques, sans distinction de sexe, d’âge, de handicap, d’origine ou de religion. Ce principe est inscrit dans la Constitution mauritanienne et renforcé par la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’objectif de la loi est d’assurer une protection équitable de tous et de lutter contre toute forme de discrimination. La justice doit être le seul arbitre des conflits et des désaccords, évitant ainsi toute instrumentalisation politique ou communautaire. En garantissant l’égalité, l’État assure également la stabilité du pays et la confiance des citoyens dans ses institutions.
Les députés, tels que Biram Dah Abeid ou Khalil Diallo, sont élus pour représenter les intérêts du peuple, participer à l’élaboration des lois et contrôler l’action du gouvernement. Ils exercent un rôle fondamental dans le bon fonctionnement de la démocratie. Leur engagement implique des responsabilités et des obligations, mais également des droits qui doivent être respectés. Si des fautes sont commises par ces élus, il appartient à l’Assemblée nationale de prendre les sanctions nécessaires dans le respect des procédures démocratiques. Il ne revient ni aux citoyens ni aux groupes d’intérêt d’improviser des procès populaires sur les réseaux sociaux. La justice et les institutions compétentes doivent être les seules à trancher de tels cas, garantissant ainsi un traitement juste et impartial. Toute dérive risque de décrédibiliser les institutions et de nourrir un climat de méfiance et d’instabilité.
Cependant, les campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux visant certains députés sont inadmissibles. Elles nuisent non seulement aux personnes concernées mais compromettent également la crédibilité des institutions. L’acharnement numérique, souvent alimenté par des désinformations et des manipulations, contribue à fragiliser la confiance dans le système démocratique. Il est du devoir des pouvoirs publics de sensibiliser leurs soutiens à l’impact négatif de ces pratiques sur l’unité nationale. Bien que la liberté d’expression soit un droit fondamental, elle ne doit pas servir de prétexte à des attaques injustifiées qui mettent en péril la stabilité sociale. Une régulation équilibrée est donc nécessaire pour préserver le débat démocratique tout en empêchant les dérives nuisibles.
Certains individus semblent oublier la différence entre un élu et un simple citoyen, se donnant le droit de se « faire justice » sans cadre légal. Cette situation constitue une menace pour la stabilité démocratique du pays. Le respect des représentants du peuple est un élément essentiel d’un État de droit. Remettre en cause leur légitimité par des actions violentes ou des campagnes de diffamation affaiblit les fondements mêmes de la démocratie. Il est impératif que l’État prenne des mesures fermes pour garantir la sécurité des élus et dissuader toute forme d’intimidation.
La protection des citoyens en général, et des députés en particulier, ne doit pas être un sujet de débat mais une priorité absolue. La démocratie repose sur le respect des institutions et des personnes qui les incarnent. Ne pas mettre fin à ces campagnes de division affaiblit notre unité nationale et compromet la confiance des citoyens envers leurs institutions. La responsabilité des autorités est d’assurer un climat serein et propice à l’expression politique dans le cadre du respect des lois et des valeurs républicaines. Il appartient aux autorités de garantir la sécurité et le respect des élus, tout en réaffirmant les principes de tolérance et de cohésion sociale. L’unité nationale est une richesse que nous devons tous préserver, et cela passe par la promotion du dialogue, du respect mutuel et de l’application rigoureuse des lois existantes.
Mohamed BNEIJARA