Sous l’égide du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, un atelier national consacré à l’accès à l’eau s’est tenu le 21 janvier 2026 à l’hôtel Azalaï à Nouakchott. Cet événement a rassemblé des représentants des régions de l’Adrar, du Tagant et du Guidimakha, ainsi que des partenaires techniques et institutionnels, afin de discuter des enjeux liés à la gestion durable des ressources en eau en Mauritanie.
Les échanges ont souligné l’importance de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), une approche visant à concilier tous les usages de l’eau — domestiques, agricoles, pastoraux et environnementaux — dans une optique de durabilité, d’équité et de participation. Face à un contexte marqué par la sécheresse, la variabilité climatique et la pression croissante sur les ressources hydriques, la GIRE apparaît comme un levier stratégique pour améliorer la connaissance des ressources, planifier les investissements hydrauliques et renforcer la concertation entre l’État, les collectivités, la société civile et les usagers.
Lors de cet atelier, les régions de l’Adrar, du Tagant et du Guidimakha ont présenté des initiatives concrètes illustrant la mise en œuvre de cette approche, notamment par l’amélioration de l’identification des besoins des usagers, la structuration de cadres de consultation locale et le renforcement de la coordination entre les niveaux régional et national.
L’événement a également été marqué par la signature d’une convention de partenariat entre le Centre National des Ressources en Eau (CNRE), les régions du Tagant, de l’Adrar et du Guidimakha, l’Agence française de l’Eau Adour-Garonne, et l’association Corail Développement, qui anime le partenariat. Les travaux se poursuivront pour élaborer un cadre institutionnel durable, intensifier la collecte et le partage des données, et concrétiser la volonté commune de développer une approche cohérente autour de la GIRE.
En associant l’expertise technique et méthodologique internationale de Corail Développement avec la connaissance approfondie des territoires et des communautés locales par l’association mauritanienne ADIG, cette dynamique vise à adapter les méthodes internationales aux réalités mauritaniennes, faisant de l’eau un vecteur de développement durable et de cohésion sociale.
Oumar BA