Scandale : Disparition mystérieuse et sombre de sommes appréciables, mobilisées pour le financement du festival des dattes de Tidjikja

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Akhbarw - Des habitants de Tidjikja se sont interrogés sur la destination prise par d’importantes sommes d’argent, mobilisées par des parties parraines de l’édition 2017, pour le financement du festival des dattes. Des sources concordantes, révèlent à ce propos, le paiement desdits montants en dehors du circuit administratif normal, qu’est le compte spécial du festival. 

Ces sommes, qui comprennent entre autres, 6 millions Ouguiyas débloqués par le projet Oasis et 10.000 dollars octroyés par le PNUD, n’ont pas été versées dans le compte du festival, affirme-t-on.

La tutelle, en l’occurrence le ministère de la culture et de l’artisanat a débloqué quant à lui et pour les mêmes fins, 5 millions Ouguiyas, à titre d’appui annuel au festival des dattes de Tidjikja.

Tous ces dépassements ont conduit les habitants de la capitale du Tagant, à se demander, sur les raisons du manque de transparence dans la gestion des comptes du festival.

Certains se sont même interrogés s’il y a une complicité avec les comptables et les administrateurs des bailleurs du festival, en particulier entre le projet des Oasis et la direction du festival, qui a reçu les montants cash, sans que les sommets transitent par le compte du festival, pour permettre le contrôle de sa gestion par les diverses commissions chargées de superviser cet important événement culturel.

Traduit de l’Arabe par Cridem 

Tagant : Forte mobilisation pour la révision constitutionnelle

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Monsieur Brahim Ould M’Barreck Ould Mohamed El Moctar ancien Ministre du développement rural  est engagé depuis le début du referendum pour la mobilisation des populations de la Mauritanie de façon générale et du Tagant en particulier pour la réussite de ce referendum.

Ce grand cadre est  titulaire d'un diplôme maîtrise en sciences économiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca (Maroc).

Avant sa nomination comme ministre du développement rural, El Moctar a commencé sa carrière en 1984 comme assistant chef de service et études à la direction de contrôle de gestion de la SNIM (Société nationale industrielle et minière). À partir de 1988, il occupe le poste de chef de service de la comptabilité analytique à la direction du contrôle de gestion de la SNIM. En 1995, il devient responsable marketing à la direction de la SNIM à Paris avant d'occuper le poste de directeur de succursale de la SNIM à Paris en 2007.

Il était ministre du développement rural depuis  mars 2011 au 20 août 2014, puis ministre de l'Agriculture du gouvernement de Yahya Ould Hademine  avant de quitter le gouvernement.

Ce cadre originaire a eu à mobiliser des tendances qui n’ont jamais durant l’Emira du Tagant travaillé ensemble pour appuyer  le référendum. Il est soutenu par les parlementaires les organisations des jeunes, des femmes  et de la société civile de cette région.

Les populations on dans la même occasion ont insisté sur le rôle que joue ce cadre  pour la région et demande sa réhabilitation car il constitue le seul soutien qu’ils ont.

 

Leclairage.info

7 blessés et 53 hangars détruits suite à une tempête qui a fait rage à Zreigat au Guidimakha.

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Une tempête a fait rage sur la  localité de Zreigat dans la commune d’Hassi cheggar au Guidimakha  dans la soirée  du jeudi, 29/5/2017.  Une légère pluie  accompagnée d’un  vent violent  s’est abattue sur la localité de Zreigat faisant  des sinistrés dont 7 blessés. L’infirmier de la localité étant absent, les blessés ont été transportés d’urgence au poste de santé de Tachott pour y recevoir des soins.  le Hakem de Sélibaby, le maire de la commune d’Hassi cheggar, le  secrétaire général de la Moughata- a de Sélibaby et le CB de Sélibaby ont été sur le lieu pour constater les dégâts. Sur place, la commission  a pu constater l’existence de 53 hangars détruits, des blessures sur  7 personnes  et la destruction de deux  panneaux solaires  du poste de santé  construit par l’agence tadamoun.  La commission était accompagnée par Me Mboyrik ould Laghdaf et sadvi ould Abderrahmane, cadres   et personnalités politiques Dawach.
 
Amadou Bocar Ba/Gaynaako

http://fr.essirage.net/node/1043

Akjoujt : Mine d’or, cuivre pauvreté, soif, chômage…

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Le Quotidien de Nouakchott - Singulier destin que celui de la capitale de l’Inchiri, une ville aux atouts immenses et dont les ressortissants comptent parmi les plus riches du pays mais qui, malgré tout, végète en queue de peloton des capitales régionales de laMauritanie. La Ville est célèbre par sa « montagne » Guel Mogrein dont la richesse a été mise à jour au début des années 40 du siècle dernier. 

En 1945, le colonisateur français avait créé la société MICUMA, à Akjoujt, dont la mission essentielle était de débuter l’exploration puis l’exploitation du cuivre. En 1968 la Micuma passe le témoin à la société SOMIMA, également française, qui va entamer l’exploitation effective des gisements d’or et de cuivre.

C’est l’âge d’or de la ville d’Akjoujt. Somima construit une centrale électrique et une usine de traitement du minerai. La route Nouakchott – Akjoujt a été construite par la société SOFITP.

La ville bénéficie aussi d’un certain nombre d’infrastructures comme la construction de quelque 420 logements pour les travailleurs mauritaniens en plus de la construction de 20 autres de haut standing destinés aux cadres, un Economat qui propose les produits à ses travailleurs à des prix réduits.

La période de la SOMIMA, qui s’est étalée sur un peu plus de 10 ans, a fait connaître à la ville un réel essor et des centaines de migrants sont venus des différentes régions pour s’y installer définitivement.

S’en suivra une longue période de léthargies entrecoupées de certains minces espoirs vite démentis comme l’arrivée en 1981, de la SAMIN (Société arabe mauritanienne des industries) mais ne dure pas longtemps. Son échec est attesté par les populations qui ne lui reconnaissent aucun « fait d’armes » notoire. 

Puis ce fut le tour de la MORAK, qui signe en 1997 une convention avec l’Etat mauritanien, et fonctionnera au ralenti jusqu’en 2002. En 2003, elle cédera la place à la société émiratie « Wadi Rawda » dont le propriétaire, Zein Azoubeidiavait acheté à l’Etat mauritanien dans des conditions douteuses l’intégralité de l’actif de la Morak.

En 2004 Azoubeidi vend à l’australienne First Quantum qui met en place une filiale mauritanienne, la MCM qui commence effectivement l’exploitation du gisement en 2006, profitant de 5 ans d’exonération des taxes et impôts.

Et, selon les données de la société en 2016, sa production de cuivre a atteint 34000 tonnes et pour l’or environ 50000 onces soient une valeur plus de 240 millions de dollars par ans.

En termes d’emplois et autres retombées, la MCM, compte 1124 travailleurs, recrutés en grandes partie à travers des intermédiaires qui se sucrent sur le dos des travailleurs et a octroyé son contrat de transport de minerai à des proches du régime.

Pour le reste aucun avantage aux autochtones. Des centaines de ressortissants de l’Inchiri sont frappés par le chômage. L’eau de Benichab est devenue une denrée rare à telle enseigne que dans les environs immédiats d’Akjoujt, la citerne est vendue à 35000 Ouguiyas.

La semaine passée la ville est restée trois jours sans eau et sans électricité. Pour l’électricité au lieu de bénéficier d’un tarif préférentiel comme à Zouerate, les populations payent à la Somelec le prix fort.

L’Administration est totalement absente et elle préfère mettre ses efforts au service de la nouvelle ville de Benichab plutôt que sur la capitale régionale dans laquelle aucun investissement n’a été consenti.

Elus absents

Pour leur part les élus dont la majorité sont des parachutés, ne viennent que pendant des circonstances exceptionnelles et préfèrent de toutes les façons traiter avec les grandes compagnies minières que sont Kinross et MCM.

Aucun des élus de la ville n’y possède un pied à terre et donc ne peut ressentir les affres que vivent les populations. Les écoles sont délabrées, les centres de Santé sont quasi inexistants et la masse salariale distribuée mensuellement est consommée ailleurs.

Les autorités concentrent leur effort sur la nouvelle ville de Benichab où de grands palais vides sont érigés, et des services régionaux orientés. Pendant ce temps Akjout se meurt et si demain la mine ferme, les travailleurs qui n’ont aucune attache locale vont l’abandonner à son triste sort alors que des milliards de dollars ont été tirés de ses entrailles.

M.S.S 

Mauritanie : un rapport qui aborde la question de l’esclavage

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Jeune Afrique - Selon le rapport présenté à l'ONU par Philip Alston, le rapporteur spécial sur les droits de l'Homme et l'extrême pauvreté en Mauritanie, il est difficile de connaitre le nombre exact d'esclaves en Mauritanie. Le sujet est pourtant régulièrement dénoncé par des associations locales.

Le rapport Alston aborde la question de l’esclavage avec une prudence que l’on souhaiterait partagée par les associations locales antiesclavagistes, qui s’aventurent à parler de centaines de milliers d’esclaves en Mauritanie.

Après avoir dénoncé « une pratique réelle de l’esclavage »Philip Alston juge qu’« en raison de la nature de cette pratique et des réticences du gouvernement à recueillir des données pertinentes il est difficile d’estimer le nombre d’exact d’esclaves en Mauritanie ».

Selon lui, le Global Slavery Index parlait de 155 600 personnes en situation d’esclavage en 2014 puis de 43 000 en 2016, un écart trop important pour que ces chiffres puissent être pris au sérieux. De son côté, Anti-Slavery International se contente de dire que « des milliers de personnes restent réduites en esclavage ».

Bien que la Mauritanie soit bardée de lois contre cette pratique, « les organisations de la société civile font état de l’incapacité permanente de la police et des autorités administratives à prendre en charge les cas d’esclavage portés à leur connaissance […] et des juges […] à punir les maîtres d’esclaves », écrit Philip Alston, qui espère que « la condamnation en mai 2016 de deux maîtres d’esclaves par le nouveau tribunal contre l’esclavage, à Nema, marquera le début d’une action plus soutenue de la part de l’État en vue d’éliminer » cette plaie.

Par Alain Faujas

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