Des jeunes mis sous mandat de dépôt à la prison de Sélibaby

Écrit par Eclairage le . Publié dans Régions

Le Calame - 20 ressortissants du village de Dafort ont été écroués à la prison civile de Sélibaby par le procureur de la République pour leur «présumée implication dans les actes de vandalisme survenus le 30 septembre dernier. 

Deux membres de la communauté locale GANBANAAXU (Boubou et Mfamara) figurent parmi les détenus mis sous mandat de dépôt à la prison de Sélibaby suite « à des manœuvres lâches, mensongères et délatrices ourdies par des milieux féodaux du village », dénonce leur structure. 

Les mis en cause avaient été acheminés de la brigade de gendarmerie d’Ould Yengé jusqu’à la capitale régionale par les pandores avant leur placement en détention. Dans la nuit du 30 septembre, plusieurs jeunes dafarois sont sortis dans les rues en s'adonnant à différents actes de vandalisme. Plusieurs emplacements publics ont été caillassés et brûlés pour certains au cours de cette équipée révoltante qui a suscité un émoi parmi la population villageoise, rapporte le site soninkideesjose.

Ainsi, les jeunes ont saccagé la mairie, détruisant tout sur leur passage, avant de se diriger vers le marché pour mettre le feu à quelques hangars. Face aux troubles, les quelques éléments de la brigade locale tentèrent de s’interposer. Ils seront accueillis par une pluie de pierres qui blessèrent quelques gendarmes.

L'origine de cette vendetta, serait liée, indique le même site, « à une mésentente entre la jeunesse et l'ordre des anciens. Ces derniers jours, des décisions ont été prises pour interdire certaines festivités nocturnes trop bruyantes et dérangeantes dans cette localité qui est le chef-lieu de la commune du même nom.

Et ces nouvelles dispositions n'ont pas apparemment plus aux jeunes. C'est ainsi qu'ils l'ont manifesté de la moins bonne manière en versant dans des actes violents et gratuits clairement répréhensibles ».


Selon le maire adjoint de Dafort, Bakary Hamadi Camara, cité par la presse «Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un trouble à l’ordre public causé par des jeunes qui veulent outrepasser l’autorité du maire».

Si le calme est revenu suite à l’arrivée de renforts, le village reste assiégé et isolé du reste de la région. 

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